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FSE ParisVII (page 12)
Sarkozy sent la LRU menacée : plus que jamais, redoublons la mobilisation ! La menace des examens ne sera pas un obstacle à notre détermination !
publié le 15 avril 2009
Sarkozy a été contraint d'affirmer le mardi 7 avril qu'il ne reviendrait jamais sur la loi d'autonomie des universités. L'abrogation de la LRU est depuis le début du mouvement la revendication centrale des étudiants, la coordination nationale universitaire s'en est aussi saisie, mais le gouvernement occultait volontairement cette question, en réduisant le mouvement au statut des enseignants-chercheurs et à la masterisation des concours. Le fait que Sarkozy ait besoin de soutenir la LRU en tant que telle est la preuve que la revendication de son abrogation commence réellement à inquiéter le gouvernement et que la mobilisation ne faiblit pas dans les universités. L'heure est donc plus que jamais à la poursuite de la grève !
C'est dans ce contexte que le gouvernement tente de faire pression sur les enseignants et les étudiants en agitant la menace des examens. Ils veulent nous faire croire que l'année serait perdue ou les diplômes dévalués si les cours ne reprenaient pas rapidement. Nous ne devons pas céder à leur chantage, ce sont leurs « réformes » qui dévaluent nos diplômes, pas la grève. Il est indispensable pour la poursuite du mouvement qu'enseignants, étudiants et personnels BIATOSS établissions nous-mêmes les conditions dans lesquelles devront être validés nos diplômes, afin que personne ne soit pénalisé. Imposons qu'il n'y ait aucun report de calendrier, ni de rattrapage de cours hors des horaires initialement prévus, afin que les étudiants qui travaillent ne soient pas pénalisés. Par ailleurs il va de soit que les évaluations ne doivent avoir lieu que sur ce qui sera vu si la grève doit s'arrêter, et en aucun cas sur des cours sauvages. Enfin, si le gouvernement ne cède pas sur nos revendications, la grève n'a pas de raison de cesser, et il faudra dans ce cas exiger la validation automatique du semestre pour tous. C'est en ce sens que la dernière Coordination Nationale Universitaire a soutenu les URF et IUT qui voteraient la validation automatique du semestre.
Ne cédons pas à leur chantage : impose la grève jusqu'à satisfaction des revendications !
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Solidarité avec nos camarades réprimés ! Pour lutter contre la répression : la solidarité est notre arme !
publié le 09 avril 2009
Les violences policières, les arrestations arbitraires, les comparutions immédiates ne cessent de se multiplier. Désormais, chaque mouvement social est l'occasion de violences de plus en plus graves de la part des « forces de l'ordre ».
Cette année, un militant de l'AGET-FSE, Joan, a été grièvement blessé à l'œil par un tir de flash ballle 19 mars lors d'une action « d'auto réduction » réunissant plusieurs centaines d'étudiants, de lycéens et de travailleurs. L'action se déroulait dans le calme jusqu'à ce que la brigade « anti criminalité » et les gardes mobiles interviennent, ouvrent le crâne de deux militantes à coups de matraques et blessent grièvement Joan à l'œil.
A l'heure où nous écrivons, il s'apprête à subir deux opérations sous anesthésie générale, qui ne lui permettront pas de récupérer la totalité de sa vue.
Nous dénonçons ces violences policières inacceptables qui ne cessent de se multiplier et se généraliser. Nous affirmons toute notre solidarité avec le camarade Joan dans toutes les poursuites judiciaires qu'il entamera.
Avec la crise économique, sociale et politique, la classe dominante va vouloir avoir le champ plus libre que jamais pour faire passer ses attaques. Il est de notre responsabilité de nous préparer à résister à cette violente répression en mettant en place un collectif de lutte contre la répression.
Mais la généralisation des violences policières est telle que nous ne pouvons nous contenter de quelques actions de solidarité isolées. Plus que jamais, nous devons être tous unis contre la répression !
Premiers signataires : Fédération Syndicale Étudiante, Sud Éducation, Sud Étudiant, Sud Lycéen, Union Syndicale Solidaire, AGEN, ARENE, Union Pour le Communisme, ROC-ML (Communistes En Luttes, Militant Communiste, JCML Albi, JCML Pau, Les Amis de Karl Marx), Voie Prolétarienne – Partisan, JCML du Rhône, NPA 31, RUSF Toulouse, CGT Altran Sud Ouest, Marxistes Unitaires, Émancipation tendance intersyndicale, CNT-FTE, Scalp 87, Jeunes CGT, CGT Éducation 31, UL CGT Mirail (Toulouse), UL CGT Sud (Toulouse), Syndicat Local Construction CGT 31, CGT Territoriaux 31, Alternative Libertaire, PCOF 31, Résistances Multiculturelles, CGT-E Dalkia, Le Torchon brûle attisons le! etc.
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N'hésites pas à nous contacter (aide.fsep7@gmail.com) si tu as des problèmes sur la fac : discriminations, problèmes administratifs etc. Si nous pouvons t'aider, nous le ferons.
Si tu n'est pas à Paris 7, vois s'il n'y a pas sur ta fac une section FSE, SUD-étudiant ou CNT
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Mets-toi en relation avec nous (aide.fsep7@gmail.com), nous ferons tout ce que nous pourrons pour t'aider, isolé tu es plus vulnérable.
Il est important de nous prévenir le plus rapidement possible.
Contacte également RUSF paris 7 (rusf-p7@rezo.net)
Voici, en attendant de nous rencontrer, quelques liens utiles :
le guide FSE de défense des étudiants étrangers
site internet du Groupe d'Information et de Soutien aux Travailleurs Immigrés
site du Réseau Education Sans Frontière
site de la CIMADE
Si tu n'es pas étudiant à Paris 7, vérifies d'abords s'il n'y a pas dans ta fac une section FSE, CNT ou SUD-étudiants, ou mieux encore un RUSF, qui est spécialisé dans l'aide aux étudiants étrangers.
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Face au succès du 19 mars, intensifions la mobilisation ! La grève générale est notre seule arme face à la crise !
publié le 22 mars 2009
La journée du 19 mars a été un énorme succès : 3 millions de travailleurs et de jeunes ont répondu présent à l'appel des syndicats. Les travailleurs du privé étaient particulièrement représentés, montrant ainsi leur refus de payer la crise du système capitaliste. Pourtant une fois encore les directions syndicales refusent d'ouvrir la voie vers la construction d'un mouvement d'ensemble nécessaire à la victoire. Dans leur communiqué du 20 mars, elles n'offrent aucune perspective aux travailleurs, s'en remettent à une prochaine intersyndicale (le 30 mars !) et laissent entendre que rien n'aura lieu avant le 1er mai. En outre, elles continuent à réclamer de nouvelles négociations : « D'ores et déjà,[les organisations syndicales] interpellent patronat et gouvernement pour que s'engagent sans délai les négociations et concertations indispensables ». Voilà des mois que ces négociations et concertations ont lieu et qu'elles ne mènent à rien. Nous n'avons rien à attendre d'un « dialogue » avec le patronat ni le gouvernement à son service. Comme l'a prouvé l'exemple de la Guadeloupe et de la Martinique, c'est par la seule construction d'un rapport de force que nous obtiendrons satisfaction sur nos revendications. Donnons des suites à la journée du 19 mars. N'attendons pas la prochaine journée d'action pour nous mobiliser.
Dans les universités le mouvement se radicalise : plus de 40 universités sont aujourd'hui en grève avec piquets de grève. Les personnels BIATOSS se mobilisent de plus en plus nombreux, jusqu'à empêcher eux-mêmes la tenue des cours dans certaines universités (Paris IV). Ils montrent la voie à suivre pour tous les secteurs attaqués : vers la grève totale et illimitée !
La journée du 24 mars, qui doit rassembler les étudiants, lycéens, personnels et enseignants de la maternelle à l'université doit être une étape décisive vers l'étendue du mouvement. Nous appelons lycéens, étudiants, profs, chercheurs, personnels à construire à la fin des manifestations du 24 mars des AG interprofessionnelles, comme c'est déjà prévu dans différentes villes, pour choisir entre eux des suites à donner à cette journée.
Refusons l'attentisme des directions syndicales !
C'est par une grève générale de plusieurs mois que les travailleurs des Antilles ont pu obtenir satisfaction sur leurs revendications :
Suivons leur exemple !
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