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FSE ParisVII (page 10)
Six mois de sursis pour syndicalisme ? Restons unis face à la répression !
publié le 17 juin 2009
La presse n'a pas manqué de noter que le procès du 10 Juin de nos camarades Alexandre et Tayeb a été l'occasion de démonter point par point le dossier d'accusation particulièrement vide qui avait été établi contre eux. Mis à part des contradictions flagrantes, on y trouve absolument rien de consistant, et certainement pas d'éléments qui pourraient arracher une quelconque conviction que nos camarades sont les auteurs des faits qu'on leur reproche.
À l'inverse, l'ensemble des témoignages des étudiants, personnels et enseignants qui étaient présents, tant sur le site de l'Université que sur les lieux des arrestations, démontrent l'inverse; tandis qu'aucun étudiant ni aucun administratif n'a témoigné contre eux. Il ne manque pourtant pas de réactionnaires qui seraient prêts à tout pour nuire à notre organisation. S'ils en avaient eu l'occasion, pourquoi s'en seraient-ils privés ?
Pourtant, en dépit de l'ensemble des éléments produits par la défense, le procureur de la République, représentant direct du gouvernement, s'est permis de requérir des peines de prison avec sursis, dont une de six mois, contre nos camarades ! Durant le procès, à aucun moment, les inculpés n'ont accusé le parquet de partialité politique. Pourtant le procureur a adopté une attitude défensive, passant la moitié de son réquisitoire à jurer qu'il était impartial et à se défendre de tout parti pris de ce type.
Il ne fait aucun doute que cette réquisition du ministère public est purement et simplement politique, et ne correspond en rien à la prétendue « défense des intérêts de la société » ni à l'application du droit, qui plaide sans ambigüité pour la relaxe !
Alors que les liquidateurs de l'éducation et les voyous de la finance qui volent chaque jour des millions extorqués sur l'exploitation du travail d'autrui courent toujours; ce sont les syndicalistes
et tous ceux qui luttent qui sont visés par la répression de l'appareil d'Etat !
La Fédération Syndicale Étudiante appelle les étudiants et l'opinion démocratique à rester vigilants sur le sort de nos deux camarades. Nous remercions les organisations qui nous ont apporté leur soutien, et appelons les organisations progressistes à s'unir largement face aux menaces qui pèsent sur nos libertés. Le jugement de nos camarades sera rendu le 1er Juillet. Nous appelons à être présents ce jour là.
Relaxe pour Alexandre et Tayeb !
Tous unis contre la répression !
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La CGT au service de l'immigration choisie : solidarité avec nos camarades sans-papiers !
publié le 29 juin 2009
Mercredi 24 juin vers midi, un commando de gros bras (cagoulés et armés de matraques et de bombes lacrymogènes) de l'Union départementale CGT de Paris, a violemment expulsé les travailleur-euses sanspapiers et leurs familles qui occupaient depuis 13 mois l'annexe de la Bourse du travail de Paris, rue Charlot.
Ces pratiques ne sont pas nouvelles : déjà le SO de la CGT s'en était pris aux travailleursses
sans-papiers qui prenaient par à la manifestation du 22 mai 2008 contre la réforme des retraites. Ces actes sont révoltants et intolérables.
Est-ce étonnant ? Non, car la direction de la CGT est hostile au mouvement des travailleur-euses sans-papiers.
Elle s'est ralliée au concept d'immigration choisie voulue par le gouvernement français, et négocie avec lui son application. Bernard Thibault et ses complices ont choisi leur camp, et ce n'est pas le nôtre, c'est celui de l'impérialisme qui tri les travailleursses selon ses besoins.
Aujourd'hui, un peu partout en France des militant-e-s
cégétistes de base se battent courageusement aux côtés des travailleurs et travailleuses sans-papiers, mais ils ne sont pas soutenus par leur confédération.
La FSE se bat dans les facs pour la régularisation des étudiantes sans-papiers et la liberté d'inscription pour les étrangeres.
C'est donc sans hésiter que nous nous plaçons aux côté des travailleur-euses sans-papiers pour leur régularisation à tous et toutes, et que nous exigeons la libre-circulation des travailleur-euses.
Travailleur-euses avec ou sanspapiers : même classe, même combat !
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Solidarité avec nos camarades réprimés au Brésil !
publié le 12 juin 2009
Depuis le 5 mai dernier, les personnels de l’universite de Sao Paulo au Bresil sont en grève pour une augmentation de salaire. Dans leurs revendications apparait aussi la demande de rehabilitation de leur camarade Claudionor Brandao, dirigeant du syndicat des travailleurs de l’université de San Paulo (SINTUSP) dont il a été renvoyé pour avoir commis le crime d’être un militant syndical.
Face à l'ampleur de la mobilisation, le rectorat a pris la décision d’envoyer la police pour “occuper” le campus. Le 9 juin, 1500 étudiants, personnels et enseignants se sont réunis pour protester contre la présence policière. Aux étudiants qui leur lançaient des fleurs, les forces de l'Etat ont répondu par des lancés de gaz lacrymogènes et les flash ball.
Bilan de ce rassemblement : plusieurs militants, dont Brandao, sont incarcérés sous ordre du rectorat. Ils ont été libérés depuis mais demeurent sous plusieurs chefs d’accusation dont “atteinte à la propriété publique” ou autres motifs fallacieux qui leur font courir le risque d'une nouvelle incarcération.
Malheureusement, ce type de répression syndicale n’est pas sans nous rappeler la réalité que nous vivons en France et dans l'ensemble de l’Europe. Partout les militants politiques et syndicaux sont réprimés. Face à la crise du système qui attaque l'ensemble des classes populaires, les luttes face à la dégradation de nos conditions de vie vont se multiplier, et la répression ne va cesser de s’accentuer à l'échelle de la planète.
Les personnels et les étudiants de l'université de Sao Paulo ont raison de poursuivre la grève pour imposer de meilleures conditions de travail et d'études, et de refuser la présence policière dans leur université.
Montrons que notre solidarité n’a pas de frontières !
Vive la lutte de nos camarades brésiliens !
Flics, hors de nos facs !
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Solidarité avec Alexandre et Tayeb, syndicalistes FSE poursuivis pour des faits dont ils ne sont pas les auteurs !
publié le 06 juin 2009
Le lundi 27 avril, 5 étudiants de l'Université Lyon 2 ont été arrêtés, en marge d'une confrontation au sujet d'un vote, jugé illégitime par les AG, sur le déblocage de l'université. Parmi ces cinq étudiants, deux ont vu leur garde à vue prolongée et sont passés devant le juge mercredi 29. Il s'agit de deux militants de la FSE, Alexandre et Tayeb. Ils ont refusé la comparution immédiate et sont convoqués au tribunal ce mercredi 10 Juin. Les charges les plus lourdes ont été retenues contre eux.
Tous les témoignages, venant de tous les bords, concordent pourtant pour établir que ces deux personnes ne se trouvaient pas sur les lieux au moment où les faits qu'on leur reproche se sont produits.
Il s'agit donc d'un montage, d'une répression politique ciblée, d'arrestations anti-syndicales, d'une volonté d'intimider les militants connus. Cette attaque contre le mouvement universitaire contre la LRU et le syndicalisme à l'Université, s'insère dans une stratégie de la tension et de la répression du gouvernement et des classes dirigeantes.
Partout, les syndicalistes de lutte sont attaqués, c'est tous ensemble qu'il nous faut riposter !
La Fédération Syndicale Etudiante appelle les étudiants et toutes les personnes et organisations attachées à la défense des libertés démocratiques à les soutenir et à se rassembler mercredi 10 juin, à 14h, devant le Palais de Justice de Lyon, 67 rue Servient.
Une attaque contre l'un d'entre nous est une attaque contre tous !
Face à la répression politique et syndicale, la solidarité est notre arme !
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L'Université Toulouse II le Mirail vidée par les CRS !
publié le 03 juin 2009
A 5h ce matin, les forces de l'ordre (plus de 25 camions de CRS et de garde mobiles), accompagnées de Pierre-Yves Boisseau (vice président du C.A élu sur la liste du SGEN-CFDT), ont fait évacuer et « nettoyer » l'université.
Après 4 mois de lutte unie et déterminée d'étudiants et de personnels, l'administration réactionnaire de la fac, après avoir tout essayé (chantage, manipulation etc.), use cette fois de la police pour imposer « l'ordre » !
La Fédération Syndicale Étudiante, syndicat étudiant majoritaire dans cette université, condamne fermement ce coups de force de la présidence SGEN-CFDT et exige sa démission.
La FSE continue et continuera le combat contre la privatisation des facs et la précarité étudiante, localement et nationalement, et se battra là où c'est possible pour arracher dans les semaines qui viennent des victoires locales.
Flics hors de nos facs !
Pour une fac critique et populaire !
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