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FSE ParisVII (page 5)
Le « grand emprunt » Sarkozy : une nouvelle arme pour privatiser nos facs !
Le rapport Rocard-Juppé sur le « grand emprunt » que Sarkozy et son gouvernement veulent
souscrire trace les grandes lignes d'une nouvelle offensive contre l'Université – financée par
l'endettement et aux frais des travailleurs.
Sous prétexte d'« innovation », il s'agit d'une nouvelle manne financière de 35 milliards
d'euro qui sera déversée sur un patronat qui bénéficie déjà des innombrables exonérations et
suppressions de taxes décidées par les gouvernements successifs - le tout sous le sceau d'une
prétendue « relance » de l'économie, qui s'avère encore plus désastreuse que la crise capitaliste elle-
même.
Mais ce que prône surtout ce rapport, c'est que l'emprunt serve à financer, et, de fait, à
accélérer brutalement la privatisation des universités. La création d'une « agence nationale des
campus d'excellence » déterminera les critères de financement utile au patronat, et orientera les
fonds selon ces seuls critères. La concurrence inter-universitaire sera ainsi aggravée, les universités
et les filières n'ayant d'autres choix que de se soumettre rapidement ou de périr.
Nous n'accepterons pas que quelques universités d'« élite », uniquement vouée à la formation
de l'encadrement du système capitaliste, soient créées au détriment du droit aux études pour les
classes populaires et au détriment des formations.
Il s'agit de la destruction des potentialités scientifiques et critiques de l'enseignement
supérieur et d'une attaque en règle contre le niveau culturel général de la société.
Les dirigeants syndicaux qui se sont associés aux discussions sur le « grand emprunt »,
comme ils l'avaient fait sur la LRU, trahissent l'intérêt de la vaste majorité des étudiants et des
personnels.
La FSE appelle à l'inverse les étudiants, les personnels et les organisations syndicales à
exiger l'abandon de ce projet et à préparer ensemble la mobilisation nécessaire pour mettre un coup
d'arrêt définitif à la privatisation de nos universités et à la politique capitaliste du pouvoir d'État.
La casse de l'université n'est pas négociable !
A bas le « grand emprunt » ! A bas la LRU !
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Le 15 décembre, refusons la réforme des concours de l'enseignement !
Le 15 décembre prochain a lieu une journée de mobilisation contre la réforme des concours
d'enseignants.
La Fédération Syndicale Étudiante participe à cette journée et appelle l'ensemble des étudiants
à y participer et rappelle son opposition à cette réforme des concours dont le seul but est de faire des
économies, et se situant dans la même logique de privatisation du système éducatif.
Pour pouvoir se présenter à ces concours,, il faudra désormais détenir un master, c'est-à-dire
être à Bac+5 au lieu de Bac+3 actuellement. Pour beaucoup d'étudiants, le fait de devoir effectuer deux
ans supplémentaires, dans les conditions actuelles de l'aide sociale et sans la garantie de réussir le
concours à la fin, peut représenter un obstacle insurmontable. Cette réforme va donc clairement accentuer
la sélection sociale en faveur des étudiants issus des milieux aisés.
De plus, qu'adviendra t-il des étudiants obtenant leur master spécialisé sur l'enseignement,
mais échouant au concours ? Il ne pourront passer de master recherche (car on ne peut passer deux fois un
master dans le même domaine) et constitueront une main d'œuvre précaire. Cela s'inscrit dans la logique
destruction programmée du statut d'enseignant.
La FSE exige le retrait inconditionnel de la réforme des concours de l'enseignement et rappelle
son refus de la privatisation du système éducatif, primaire, secondaire et supérieur, dans lesquels
s'inscrivent la LRU ou la réforme Darcos/Châtel.
Non à la casse du statut des enseignants !
Seule la lutte paye !
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Soutien face à la répression syndicale contre SUD PTT
La répression syndicale n’a plus de limite. Pour contrer la gronde sociale des travailleurs, le
patronat utilise tous les moyens légaux pour casser la combativité des syndicalistes de lutte. La société
SFR a décidé de contesté la représentativité de SUD PTT en se fondant sur le non respect des valeurs
républicaines avec comme argument le socialisme autogestionnaire des statuts de SUD PTT !
La loi sur la représentativité, voté le 20 août 2008 après des débats houleux, a inscrit dans
ses lettres le respect des « valeurs républicaines ». Cette loi a un but : institutionnaliser encore plus les
syndicats de travailleurs en conditionnant leurs droits à leurs résultats électoraux. Le but inavoué étant
que les syndicats combatifs se transforment en « représentants responsables ». Le critère des « valeurs
républicaines » n’est alors pas inséré pour défendre la liberté politique et lutter contre les
discriminations, comme cela a été dit mais bien pour faire taire les syndicalistes les plus combatifs,
refusant l’ordre social établi.
En s'attaquant au terme de socialisme autogestionnaire, elle s'attaque à la liberté des
syndicats de revendiquer leur vision de la société et de se défaire de celle capitaliste. Le patronat choisit
le plus sur des moyens de défendre ses intérêts : elle demande à la justice de refuser tout autre mode
d’organisation que celle de l'Etat bourgeois.
La Fédération Syndicale Etudiante apporte tout son soutien aux syndicalistes attaqués de toutes
frondes par le patronat. Elle dénonce, sans compromission, l’utilisation de la justice, aux seuls services
des gouvernants et du patronat, pour casser la gronde et l’organisation collective des travailleurs.
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Soutien aux précaires et aux chômeurs en lutte !
Dans la plupart des villes de France, le 5 décembre, aura lieu la marche nationale contre le
chômage et la précarité.
Le gouvernement continue ses attaques contre le monde du travail par une série de mesures
anti-sociales, comme le montre la récente fusion de l’UNEDIC et des ASSEDIC dans le « pôle
emploi ». Alors que le chômage et la précarité explosent, les opprimés s’organisent.
En France, ce sont près de 4 millions de personnes au chômage ou en sous-emploi. Les
licenciements économiques ont augmenté de 31,4 % en un an, tandis que les grandes entreprises
continuent à amasser du profit.
Chômeurs, précaires, licenciés, tous luttent pour dénoncer leurs conditions de vie et leurs
statuts servant le grand patronat.
En utilisant leurs forces de travail à l’extrême, en organisant le chômage pour servir les
intérêts du système capitaliste ou en cassant le cadre collectif des conventions, les gouvernants
actuels n’ont de cesse d’attaquer les travailleurs. En instaurant un système de flexibilité à l'extrême
du monde du travail par l'alternance, en favorisant la multiplication de contrats précaires et de sous
traitance, le gouvernement pense réduire les travailleurs à la merci des patrons. Et lorsque les
travailleurs s’organisent pour demander leur dû, la seule réponse est le tribunal, à l’image des
salariés de continental. C’est sans oublier les menaces quotidiennes de licenciements pour leur
rappeler la fragilité de leurs emplois et pour les faire taire. Mais la riposte s'organise dans la rue.
Le combat des travailleurs est le même que celui des étudiants: lutter contre la précarisation
et le joug du patronat. Les étudiants, travailleurs en formation, sont directement concernés par ces
attaques.
La Fédération Syndicale Étudiante soutient l’ensemble des précaires combattant pour leurs
droits et affirme sa solidarité aux précaires et chômeurs dans leurs luttes pour faire valoir la justice
sociale et l’égalité des droits.
Lycéens, étudiants, travailleurs,
refusons ensemble la régression sociale
Tous unis pour la justice sociale !
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Défendons les libertés démocratiques en Tunisie !
publié le 25 novembre 2009
Nicolas Sarkozy a affirmé sans honte, l'année dernière, que « l'espace des libertés progresse en Tunisie ». Du point de vue des capitalistes français et tunisiens, il est vrai que la liberté d'exploiter les travailleurs et les classes populaires de Tunisie progresse. Mais ce qui progresse surtout, c'est la chape de plomb toujours plus pesante du régime de Ben Ali, prêt à faire taire toute opposition ouvrière et démocratique par tous les moyens.
De la répression brutale des grèves du bassin minier de Gafsa, aux arrestations de journalistes et jusqu'aux kidnappings de militants, la situation s'aggrave plutôt que de s'apaiser. Comme partout ailleurs, l'appareil d'Etat tunisien se renforce pour faire payer la crise à la majorité, bien loin du prétendu « miracle économique » tunisien.
Si les arrêtés de Gafsa ont été récemment libérés, ils restent toujours privés de droits civils, et la grace aura servi surtout à dédouaner ceux qui ont réprimé le mouvement en dehors de toute légalité pour mieux continuer à faire comme avant. La preuve : 14 étudiants sont en prison en attente de leur procès le 30 novembre prochain.
La FSE tient à exprimer sa solidarité avec les militants démocratiques et ouvriers tunisiens, et en particulier exige la liberté d'organisation pour les étudiants. L'Union Générale des Etudiants Tunisiens ne bénéficie même pas de la liberté de tenir son congrès, sans cesse dispersé par la police. Exclus des universités, pourchassés par le pouvoir, emprisonnés, les syndicalistes étudiants sont mis
hors la loi.
La FSE dénonce la responsabilité connue de l'impérialisme français dans le maintien du régime réactionnaire en Tunisie comme dans bien d'autres pays d'Afrique. La FSE soutient l'initiative d'un comité de soutien international aux militants de l'UGET. Nous appelons à participer aux initiatives de défense des libertés démocratiques en Tunisie et exigeons l'arrêt des poursuites contre les militants, la libération des prisonniers politiques, la liberté d'expression et d'organisation pour tous et toutes.
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