par
adminfse, le 1 Février 2010 à 19:45
Rubrique :
communiqués FSE
publié le 28 janvier 2010
Le lundi 25 janvier au matin, deux étudiantes sans-papiers, Siti Youssouf et Liouise Ali se sont fait arrêter à Pau, emmenées à la Police de l'Air et des Frontières et transférées au centre de rétention de l'île de la cité à Paris dans la journée pour être expulsées aux Comores, pays où elles n'ont ni famille, ni ami-e-s puisqu'elles ont grandi à Mayotte, territoire d'outre mer français. Elles avaient déménagé en "métropole" pour poursuivre leurs études dans l'enseignement supérieur alors que la préfecture de Pau leur avait assuré qu'elle pouvaient librement se déplacer dans le territoire français. Cependant, le préfet de Pau refuse de leur attribuer une carte de séjour lors de leur arrivé en France et cherche alors à les expulser.
Ces étudiantes étaient sous le coup d'une obligation de quitter le territoire suite à un énième appel du prefet devant le tribunal administratif alors que ce dernier leur avait donné raison par deux fois. Ce mercredi, le juge des libertés de Paris leur a de nouveau donné raison suite aux nombreuses irrégularités présentes dans ce dossier.
La Fédération Syndicale Étudiante condamne fermement ces arrestation et l'expulsion de ces étudiantes. Il s'agit là d'une preuve de plus de la politique raciste du gouvernement à l'égard des étranger(e)s. A contrario, nous nous battons pour une Université ouverte à tous et à toutes, français(e) et étranger(e)s, ainsi que pour la régularisation de tous les sans-papiers. Il s'agit là d'une simple exigence de justice.
La FSE exige la régularisation immédiate de ces deux étudiantes, comme celle de tous/toutes les étudiant(e)s sans papiers et l'abrogation des lois et circulaires racistes. En effet, si ces personnes viennent ici, c'est que l'état français les massacrent et les pillent.
Carte d'étudiant = Carte de séjour !
Régularisation des sans papiers !
aucun commentaire
par
adminfse, le 1 Février 2010 à 19:44
Rubrique :
communiqués FSE
publié le 26 janvier 2010
Le vendredi 18 décembre 2009, les trois universités d'Aix-Marseille votaient en leurs CA respectifs leur fusion, sur la base de principes fondateurs.
Ces derniers traduisent une véritable régression au niveau des buts de l'université, la rabaissant au niveau de simple sas de formation pour le capital, et s'introduit pleinement dans la logique de la loi Pécresse et de la division du territoire universitaire entre pôles d'élite et universités de seconde zone; créant un enseignement supérieur à 2 vitesses, comme une dévalorisation générale des diplômes selon les facs, détruisant les conventions collectives. Ainsi, l'on peut lire page 14 "Pour aboutir à une organisation lisible et efficace, le nombre de pôles d'excellence doit être restreint" et marque ainsi le passage « d'un modèle organisationnel traditionnel à un modèle entrepreneurial » Dans la région, cela impliquera nombre de difficultés, allant jusqu'au risque de fermeture, pour les Universités d'Avignon, de Toulon, voire de Nice et de Nîmes.
Les filières seront davantage soumises à la pression du marché et du capital comme on le lit page 20 : « l'offre de formation doit s'appuyer sur des bilans : le nombre d'inscrits par spécialités, les taux de réussite, l'évaluation des enseignements et pour les diplômes en création sur une étude de marché précise », ou page 23 «La performance de nos formations implique que l'université unique renforce le travail aujourd'hui –obligatoire– de réalisation et d'utilisation des fiches RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles), des ECTS, du supplément au diplôme (SD) et une offre de formation fondée sur la démarche compétences « qui s'inspire des méthodes du monde professionnel et vise l'acquisition de savoir-faire». Pour cela un guide «référentiel emploi compétences» de chaque filière sera créé.
Il s'agit bel et bien d'un cas d'école pour définir l'assujettissement au loi du marché des universités, suivant les recommandations de l'OCDE, ou les politiques universitaires des gouvernements de droite et de gauche qui se sont succédés. Il est symptomatique de voir que "compétitivité" apparaît près de dix fois plus que "service public, ou bien la quasi inexistence du terme "étudiant" (avec un misérable chapitre sur 50 pages).
La création de cette monstruosité bureaucratique verra par ailleurs 70000 étudiants être représentés par 5 étudiants au conseil d'administration (soit un étudiant élu pour 14000 inscrits).
Toutefois, la Fédération Syndicale Étudiante ne s'élève pas uniquement contre cette fusion ci, avec ses modalités plus contestables les unes que les autres. Nous nous opposons également à tout principe de fusion dans le système actuel. Malgré toutes les concertations, consultations, une université fusionnée dans le cadre du système capitaliste sera une université au service du capital et de la bourgeoisie. Nous n'avons pas de temps à perdre dans des négociations ou de la cogestion, il nous faut combattre la fusion des trois universités d'Aix–Marseille. La FSE participera ainsi à l'organisation et à l'information des étudiants.
Contre l'Université d'élite !
Contre l'Université au service du capital !! A bas la LRU !
Pour une fac critique et populaire !
aucun commentaire
par
adminfse, le 26 Janvier 2010 à 14:24
Rubrique :
communiqués FSE
publié le 26 janvier 2010
La catastrophe qui s'est abattue sur Haïti et l'horreur absolue dans laquelle elle a plongé la population suscite un élan de solidarité, partout dans le monde.
Si les séismes sont un produit de la nature, leurs conséquences, comme celles des tornades, des inondations et du changement climatique, touchent d'abord les populations pauvres et exploitées et les pays les plus faibles.
Haïti est un concentré de ce que le capitalisme fait subir à la plus grande partie de l'humanité. Par millions, les Haïtiens s'entassent dans des constructions de fortune, dans les mêmes bidonvilles où 1 milliards d'êtres humains sont condamnés à vivre à l'échelle du monde. La loi du profit et de la concurrence font rage. La pauvreté, et son corolaire la maladie, en sont les conséquences. La catastrophe n'est donc pas seulement naturelle. Elle est sociale.
A Haïti, les moyens matériels font défaut pour aménager le territoire et équiper la population des dispositifs de construction qui permettraient d'éviter les conséquences les plus funestes des séismes et des intempéries. Une ville comme Los Angeles, qui a connu des séismes d'une ampleur comparable, a pu bien mieux y faire face, en réduisant le nombre des victimes. Le responsable de cette inégalité devant les aléas de la nature n'est autre que l'impérialisme, c'est à dire le capitalisme.
Même dans ce qu'elles essaient de faire apparaître comme des gestes de solidarité, les grandes puissances ne sont pas désinteressées. Elles veulent se positionner pour participer demain à la reconstruction d'Haïti - sur les mêmes bases capitalistes de concurrence et de pénurie qu'auparavant, qui conduiront aux mêmes conséquences. C'est par milliers que les soldats états-uniens ont été envoyé sur l'île. Leur tâche immédiate a été de secourir et d'évacuer les ressortissants américains, et ils épaulent la police haïtienne dans la préservation des grandes propriétés, menacées par la foule affamée. Quant à l'argent accordé par la France et les U.S.A., c'est cinq fois moins que ce que coûte une journée d'occupation militaire de l'Irak et de l'Afghanistan.
L'alternative, c'est la solidarité ouvrière et populaire. Plus les organisations progressistes, de lutte et de classe en Haïti seront fortes, puis la population sera armée pour arracher de meilleures conditions de vie et de logement, un emploi et la fin du règne de la mafia et des bandes armées officielles ou mafieuses. C'est les efforts de ces forces là et l'entraide populaire qu'il faut soutenir.
aucun commentaire
par
adminfse, le 26 Janvier 2010 à 14:21
Rubrique :
communiqués FSE
publié le 20 janvier 2010
Le 21 janvier prochain, les directions syndicales appellent à une nouvelle journée d'action pour la défense du service public.
L'automne a été marqué par de nombreuses luttes : grève dans le RER A, lutte des travailleurs sans-papiers, la Poste... Cependant, aucune n'a réussi à être victorieuse, alors que les luttes des sans-papiers et des conducteurs de RER étaient massives.
Les causes de cet échec sont sans aucun doute l'attitude des directions syndicales qui ont refusé systématiquement d'appeler à la grève reconductible, préférant s'appuyer sur des journées d'action dont l'inefficacité n'est plus à prouver. Toutes les luttes de l'année 2009, pourtant nombreuses (Continental, Molex, Philips, Célanèse...) se sont heurtées à cette tactique des directions syndicales qui morcelle la lutte, empêche toute dynamique de se créer et qui ne profite qu'au patronat.
Pour que les prochaines luttes soient victorieuses, il sera absolument nécessaire de surmonter la volonté des directions des centrales syndicales pour aller vers le mouvement d'ensemble nécessaire pour acceder à la victoire.
Partout où elle est présente, la Fédération Syndicale Etudiante participera aux manifestations organisées, et appelle les étudiants à en faire de même, sans pour autant avoir une quelconque illusion sur l'efficacité d'une telle journée d'action.
aucun commentaire
par
adminfse, le 26 Janvier 2010 à 14:21
Rubrique :
communiqués FSE
publié le 16 janvier 2010
En début de semaine, Valérie Pécresse et Luc Châtel ont annoncé leur volonté de voir 30% de boursiers accéder aux grandes écoles d'ici 2012.
Ces annonces ont pour objectif réel de cacher le vrai rôle de ces grandes écoles. Ces dernières ne sont en réalité que des lieux de reproduction sociale pour la bourgeoisie. La réaction de la Conférence des Grandes Écoles, craignant une baisse de niveau, est particulièrement révélatrice de cet esprit dans lequel se sont crées ces grandes écoles.
La Fédération Syndicale Étudiante refuse de s'inscrire dans ce faux débat sur le nombre de boursiers dans ces écoles. Nous estimons au contraire qu'elles doivent être rattachées aux universités publiques et que doit être mit en place une véritable Garantie Sociale Étudiante.
Nous refusons également cette discrimination positive qui implique que les capitalistes iront « piocher » parmi les classes populaires pour récompenser ceux qui auront réussi à s'extraire de leur condition.
aucun commentaire