• Non aux menaces gouvernementales contre les libertés démocratiques !

    publié le 16 octobre 2009

    Suite aux échauffourées ayant eu lieu à Poitiers, le gouvernement et son ministre de l'intérieur Brice Hortefeux ont entamé une violente campagne politico-médiatique contre une prétendue « ultra-gauche » qui serait à l'origine des dégâts. Rappelons que les violences dont nous parlons ont engendré des préjudices simplement matériels, alors que 8 des prétendus auteurs ont été condamnés en comparution immédiate et sans preuves, à des peines allant jusqu'à quatre mois de prison ferme.

    La FSE, qui n'était ni participante, ni présente lors de cette manifestation, tient néanmoins à prendre position suite aux graves menaces brandies par Hortefeux qui demande à ce que « soit prononcée la dissolution de certains groupuscules » - déterrant ainsi la loi de 1936 censée viser initialement l'extrême-droite; et à ce que soient «recensés les squats qui sont susceptibles d'accueillir ces militants d'ultragauche».

    Alors que la crise économique et la politique menée par les pouvoirs publics poussent vers la misère des secteurs entiers de la population, l'épouvantail commode de l' « ultragauche » sert d'abord à détourner l'attention de la véritable violence, celle qui expulse des immigrés sans-papiers dans des pays où ils risquent leur vie; celle qui harcèle les salariés et aboutie à des suicides; celle qui condamne en justice des ouvriers licenciés tandis que leurs patrons peuvent tranquillement continuer leurs affaires; celle qui soutient des dictateurs sanguinaires en Afrique pour piller les richesses au détriment des peuples.

    Pour nous, la violence marginale de quelques centaines de jeunes révoltés contre cette société, indépendamment des possibles manipulations, est une anecdote comparée à la violence de la seule bande violente véritablement organisée à l'échelle nationale dans le pays : la bourgeoisie et son gouvernement.

    Les menaces, qui nous rappellent des périodes historiques peu glorieuses, agitée par ce même gouvernement contre les libertés publiques, visent essentiellement à intimider les militants syndicaux et politiques qui se tiennent fermement du côté des classes populaires, et à préparer le dispositif policier et judiciaire pour réprimer les révoltes qui ne manqueront pas d'éclater demain contre cet ordre social qui rend la vie toujours plus incertaine pour la majorité de la population.

    La FSE exige la libération immédiate des militants arrêtés à Poitiers, l'abrogation des lois sécuritaires, l'abandon des projets de lois « anti-casseurs », et la garantie intégrale de la liberté de s'organiser et de s'exprimer pour tous et toutes. Elle appelle le mouvement ouvrier et démocratique à faire front pour repousser les menaces liberticides.

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