• Le militantisme progressiste basque une fois de plus réprimé !

    Le week end dernier, un militant de la fédération syndicale étudiante, appartenant a l'organisation de jeunesse SEGI, a été arrêté et a passé 3 jours en garde à vue. Il a été relaché sans poursuite. Un soit disant lien avec « le terrorisme » est le pretexte à cette arrestation arbitraire. Cette rafle n'est pas la première et on assiste à un véritable retour en force de la traque des militant-e-s de SEGI, et plus généralement des militant-e-s progressistes basques.
    L'Etat espagnol, bien connu pour ses actes de tortures sur des militant-e-s progressistes, a, sous couvert de terrorisme, trouvé des soutiens de poids dans son combat pour faire taire la contestation. En effet, l'union européenne, la France et l'Espagne se sont à nouveau alliés pour détruire tout mouvement d'autodétermination au pays basque et s'acharnent avec encore plus de force sur l'organisation SEGI pour en finir avec leur combat pour la justice sociale et l'émancipation des peuples. Cet acharnement a un seul but: mettre un terme définitif à des organisations, comme aux luttes pour le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, portant en leur sein la contestation sociale et les révoltes populaires qui effraie tant de gouvernants.
    Depuis la récente mise en place du mandat d'arrêt européen, nouvel instrument de collaboration des polices européennes, l'État français participe activement à l'arrestation et aux tortures de l'Etat espagnol et illégalise ainsi dans la pratique une organisation connue et légale en france. Cette logique cherche non plus a juger les militant-e-s progressistes en tant que délinquants mais bien en tant que terroristes. Et SEGI, comme l'ensemble des organisations progressistes basques, devient le cobaye du laboratoire répressif européen. En accusant de terrorisme les militant-e-s d'une organisations luttant pour la liberté des peuples et contre les logiques impérialistes des gouvernants, l'Etat français a franchi un cap. Face à cette politique forcenée qui vise à détruire toute organisation de classe portant un projet d'émancipation sociale, nous continuerons avec force à nous battre du côté des militant-e-s des organisations progressistes victimes de la répression.
    La FSE appelle toutes les organisations politiques, syndicales et associatives à se joindre au combat. Nous devons lutter ensemble et prendre conscience que nous sommes toutes et tous des futurs militant-e-s de SEGI: Muselé-e, traqué-e, torturé-e et jugé-e « présumé-e terroriste » par une justice d'exception. Nous ne plierons pas sous les menaces et nous apportons tout notre soutien aux militant-e-s de SEGI face à cette repression.
    Non au mandat d'arret européenne !
    Libération des prisonnier-re-s politiques !
    Solidarité avec SEGI !


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