• Grève du 7

    publié le 05 septembre 2010

    Le 13 juillet 2010, Eric Woerth a présenté lors du conseil des ministres, son projet de loi pour la réforme des retraites. Ce projet est l'aboutissement de la casse de notre système de retraite par répartition que le gouvernement prépare, au sein du conseil d'administration des retraites, depuis des années. Le gouvernement a clairement choisi son camp : celui du patronat et il détruit tous les acquis sociaux que les travailleurs/euses ont gagné dans les luttes.

    Le gouvernement repousse l'âge de la retraite à 62 ans s'appuyant principalement sur l'allongement de la durée de vie. Mais rien ne justifie que l'on doive travailler plus longtemps, si ce n'est de maximiser les profits sur le dos des travailleurs/euses! Et n'oublions pas que les colossales exonérations de charges pour les entreprises sont la cause essentielle du déficit de financement des retraites. Le choix est donc clair : financer les entreprises, faire payer les salarié-e-s.

    Après avoir casser les régimes spéciaux, le gouvernement feint de prendre en compte la pénibilité des conditions de travail. Mais cette mesure n'est qu'un leurre: en liquidant la médecine du travail et en individualisant la reconnaissance de la pénibilité du travail au cas par cas, il casse les protections collectives et marginalise les travailleurs/euses les plus exploité-e-s. Comme si la pénibilité des conditions de travail n'était pas du au poste lui-même et à l'exploitation qu'il engendre mais aux individus eux même.

    Enfin, le gouvernement ne propose pourtant aucune solution pour lutter contre le chômage de masse des plus de 55 ans. Il s'en remet à l'évolution volontaire des politiques de ressources humaines des entreprises ! Repousser l'âge de départ à la retraite risque donc de se solder par une explosion du chômage, peser à la baisse sur les salaires, et obliger les gens à accepter n'importe quel emploi.

    Et toutes ces attaques n'ont qu'un seul but: mettre fin au système de retraite par répartition pour le remplacer par un système par capitalisation. Le patronat peut donc se féliciter de cette mesure qui appelle directement à augmenter le rendement du capital

    Face à cette attaque frontale, la Fédération Syndicale Étudiante exige le retrait pur et simple de cette réforme qui dégrade les conditions de vie des travailleurs/euses au seul bénéfice du patronat. La Fédération Syndicale Étudiante appelle l'ensemble des étudiant-e-s, en tant que futurs travailleurs/euses, à descendre dans la rue et à participer massivement aux manifestations du 7 septembre.

    Cette journée doit être un point d'appui pour montrer au gouvernement notre détermination sans faille contre cette réforme. Elle doit aussi être le point de départ d'une lutte offensive qui doit s'amplifier dès le lendemain du 7 septembre par la mise en place d'une grève générale, seule à même de satisfaire nos revendications,

    Tous et toutes uni-e-s dans la rue! 
    Lycéen-ne-s, étudiant-e-s et travailleurs/euses 
    avec ou sans emploi, 
    Solidarité !
    SEULE LA LUTTE PAIE !


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