• Face aux attaques du gouvernement, amplifions la lutte !

    publié le 12 février 2009

    La FSE se félicite du succès de la manifestation de ce 10 février, qui a réuni des dizaines de milliers d'enseignants-chercheurs, personnels et d'étudiants (50 000 à Paris). Ensemble, nous avons montré notre volonté de s'opposer aux attaques du gouvernement contre l'université. Depuis le début de la semaine, des assemblées générales réunissent des milliers d'étudiants et personnels pour voter la grève. 

    Malgré cette forte mobilisation en train de se développer, le fait que l'abrogation de la LRU ne soit pas mise en avant est un obstacle à l'unité du mouvement. C'est en effet le seul mot d'ordre qui peut unifier étudiants, personnels BIATOSS et enseignants-chercheurs.

    De plus, sans l'abrogation de la LRU, aucun victoire réelle n'est possible : quand bien même certains décrets seraient abrogés, tant que la LRU restera en vigueur, ils seront toujours susceptibles de ressurgir. Les directions syndicales portent la responsabilité de ne pas vouloir mettre ce mot d'ordre en avant. Souvent les enseignants plus précaires (vacataires, doctorants, etc.) ainsi que les personnels sont plus fermes sur cette question, comprenant évidement la nécessité pour eux d'une abrogation totale de la LRU. 

    L'auto-organisation et l'unité la plus totale au sein de l'université de tous les secteurs attaqués est nécessaire. Cependant, les étudiants doivent aussi se réunir entre eux pour élaborer leur propre plate-forme de revendications. En effet, ils doivent préserver l'héritage de leurs luttes précédentes, afin d'aller plus loin que les revendications qui sont à ce stade celles des enseignants-chercheurs. Dans cette mesure nous appelons toutes les universités mobilisées à participer à la coordination de ce week-end à Rennes.

    Nous nous opposons au principe d'une coordination où les étudiants et les personnels BIATOSS ne représenteraient que 2/5 des délégations : par cette inégalité des personnels et étudiants face aux enseignants-chercheurs, ce type de coordination est une reproduction pure et simple de la hiérarchie imposée dans les universités. 

    La « grève active » actuellement choisie par les enseignants-chercheurs ne peut être qu'une première phase de mobilisation, utile pour sensibiliser les étudiants, mais qui ne saurait être suffisante. Il faudra que la grève des enseignants-chercheurs signifie l'arrêt complet de l'ensemble des cours afin de bloquer le fonctionnement de l'université. C'est par ce seul moyen que l'on pourra construire le rapport de force qui permettra d'obtenir la victoire sur l'ensemble de nos revendications. 

    Abrogation de la LRU sans condition !

    Fac ouverte aux enfants d'ouvriers !

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