• Face à la contre-réforme des retraites, le 27 mai doit être le point de départ d'une lutte offensive contre le patronat et le gouvernement

    publié le 26 mai 2010

    La nouvelle réforme des retraites que le gouvernement s'apprête à faire, est aussi un coup porté contre les étudiant-e-s qui seront les salarié-e-s de demain. Décider d'allonger le temps de cotisations, c'est pénaliser les jeunes qui entrent plus tard sur le marché du travail. Ils sont confrontés à la précarité puisqu'ils sont souvent astreints aux contrats précaires et aux stages non rémunérés qui sont par définition, sans cotisation. La plupart se demandent donc, s'ils toucheront une retraite un jour.
    De plus, retarder l'âge de départ à la retraite est une grave attaque contre les travailleurs-ses qui exercent les travaux les plus pénibles et qui ont une espérance de vie bien inférieure à la moyenne: des chiffres de l'Insee qui date de 2005 montre que l'espérance de vie à l'âge de 35 ans des femmes cadres dépasse de 3 ans celle des ouvrières et un écart de 7 ans entre les hommes cadres et les ouvriers!
    Ces contre-réformes vont condamner les futur-e-s retraité-e-s à la pauvreté voire à la misère. C'est en particulier vrai pour les plus précaires comme les femmes qui sont cantonnées aux emplois à temps partiels, ou à toutes celles et tous ceux qui sont au chômage ou seront frappés par les vagues de licenciements.
    C'est pourquoi, il est important de dénoncer la propagande du gouvernement qui présente cette énième réforme des retraites comme une fatalité. Fatalité qui est justifiée par l'argument fallacieux selon lequel il n'y aurait pas assez d'actifs pour financer les pensions des retraité-e-s de plus en plus nombreux. Toutefois, une contre-offensive idéologique ne pourra suffire pour battre le gouvernement et
    le patronat.
    Même si c'est une étape importante pour mobiliser, on ne peut se contenter de réunions publiques. Il sera indispensable de travailler collectivement à l'élaboration d'une plateforme de revendications claires qui sera un point d'appui pour un véritable affrontement avec le gouvernement
    pour un retour à 37,5 années maximum de cotisations sociales ainsi que la préservation du système de retraites par répartitions.
    La FSE appelle à participer à la journée de grèves et de manifestations du 27 mai.
    Cependant, elle ne peut rester sans lendemain. Elle doit être le point de départ d'une grève générale qui unisse lycéen-ne-s, étudiant-e-s et travailleurs-ses avec ou sans emploi, la seule à même de satisfaire nos revendications.

    Arrêt et remboursement des exonérations des cotisations patronales !
    Augmentation des salaires et allocations !
    Refus de tout allongement du temps de travail !

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